Stupidement.

Stupidement.
Cet article sera consacré à la stupidité. Déjà, on peut s'attendre à ce qu'il me soit arrivé quelque chose par rapport à une personne particulièrement stupide, particulièrement idiote ou désagréable qui a fait chier ma journée, et que cet article est pour cette dite personne. Et avec ce raisonnement, je dois dire qu'on est sur une bonne voie, et qu'on a pas tord de penser de la sorte. Cet article m'est donc dédié.


Stupidement, j'ai fait bien des choses dans ma vie. J'ai grandi, j'ai appris, j'ai fait des erreurs, je me suis fait mal, j'ai pleuré. Stupidement, j'ai marché, je me suis frappé à des murs. Stupidement, j'ai cru avoir raison, j'ai cru comprendre, j'ai cru des gens, j'ai fait confiance à des gens.

Puis, stupidement, pour ne plus avoir mal, j'ai arrêté de croire à ces choses. Stupidement, j'ai arrêté d'être stupide. J'ai arrêté de pleurer, j'ai arrêté d'avoir mal. Je suis devenu intelligent. Stupidement, je suis devenu intelligent. Parce que c'était stupide comme idée.

Ces dernières semaines, j'ai encore été stupide ; encore plus que d'habitude. Ces dernières semaines, je dois avouer que je suis tombé amoureux (selon toutes probabilités, la dite personne ne lira pas cet article. Et si ça arrivait...on verra bien. Elle ne le sait pas encore. Du moins, je ne lui ai pas dit ; peut-être qu'elle le sait. Mais bon, vous comprenez l'idée ein?). Stupidement, j'ai eu de la difficulté à dormir, j'ai eu les papillons, j'ai eu les étoiles dans les yeux, j'ai agis en gamin qui ne savait trop ce qui lui arrivait.


Jusqu'à ce point de l'article, nous savons tous que cette histoire, pour mener à une frustration, doit nécessairement mal se finir, n'est-ce pas? La stupidité de la chose est que cette histoire ne se termine pas mal. Ce qui est stupide, en ce moment, c'est que j'ai juste vécu une déception (un appel oublié, rien de grave), mais que je réagis trop par rapport à cette déception. Stupidement, je suis triste. Stupidement, je doute, j'angoisse, je me fais des idées, d'autres idées, et j'ai peur d'être blessé ; encore. C'est dur d'être blessé. Je me dis "ah, ça en vaut la peine, je suis prêt à souffrir", mais une fois que la douleur est bien présente, on a le doute qui apparait. Et ce doute, aussi minime soit-il, ronge tranquillement. Et finalement, on en vient à se demander, intelligemment, si ça en vaut la peine. On pèse les pours, les contres, et intelligemment, on se rend compte que finalement, il faudrait peut-être prendre des distances, pour éviter d'avoir trop mal. Intelligemment, on se détache, on prend la chose à la légère. Intelligemment, on se protège. On utilise les formules "je m'en fouts" parce que dans le passé, on a été trop blessé ; si on s'en fout, c'est moins douloureux. Ou encore, on joue au pessimiste, pour éviter la déception. "Ça va mal finir. Ça finit toujours mal, je le sais". Comme ça, on évite de se faire de faux espoirs, on évite d'avoir mal ; parce que la douleur, on aime pas ça. Autre option? On intellectualise. On comprend que nos hormones et neurotransmetteurs cherchent à nous mettent en relation avec une personne du sexe opposé, et que la frustration est la résultante du cerveau reptilien qui n'a pas obtenu l'assouvissement de la possibilité de procréer, et nos autres parties, affectives, ont aussi mal de ne pas avoir obtenu l'assouvissement du besoin de proximité. Intelligemment, on comprend, alors on arrête de s'en faire avec ça.


C'est ça, la stupidité de la chose. On s'empêche de rêver, pour s'empêcher de souffrir. La raison, intelligente, l'emporte sur la stupidité. Et pourquoi suis-je stupide, moi, dans tout ça? Parce j'aime être stupide. Parce que si je n'étais pas stupide, je ne l'aimerais pas. Si je n'étais pas stupide, je n'écrirais pas cet article. Si j'avais été intelligent, je m'aurais protégé, je m'aurais éloigné, j'aurais éviter de souffrir pour un évènement sans le moindre importance.

L'origine latine de "stupidité" est la même que "stupéfait", car les gens "stupides" étaient des gens qui étaient impressionnés facilement, par chaque chose de la vie. À l'origine, c'était un compliment. Aujourd'hui, c'est mal vu de s'émerveiller du quotidien ; il n'y a que les incultes qui font ça, voyons! J'aime rêver, j'aime apprécier, j'aime voir. Vous voyez, j'aime être stupide. Ça permet de belles choses. Mais faut pas trop l'être, ein? =)
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# Posté le lundi 12 janvier 2009 21:33

Le stress

Le stress
J'ai déjà, sur mon ancien blog, placer un article sur le stress, expliquant ce que c'était. Voici un petit résumé d'un résumé:

Le système nerveux animal (ce qui inclue l'humain) a 3 réactions: Attaquer, fuir, l'attente (incertitude entre l'attaque et la fuite).

L'attente d'une réaction est traduite par une augmentation des réflexes, augmentation du rythme cardiaque et d'un paquet d'autres facteurs qui garde le corps en position prêt à réagir. Cette situation, pour être efficace, doit couper sur d'autres systèmes qui ne sont pas vitaux sur le moment (système digestif par exemple, il peut digérer plus tard), ralentissant leur fonction pour se concentrer sur celles importantes. Donc sur le moment, c'est très efficace, mais à long terme, l'attente peut créer des déséquilibres.

Vous l'aurez sans doute deviné, ce que j'appelle l'attente ici est ce qu'on appelle communément le stress. Le stress est une situation où, pour une raison quelconque, on ne fuit pas, ou on n'attaque pas. La fuite, ou l'attaque, peut être n'importe quoi. Par exemple, écouter la musique pour oublier ses ennuies est une forme de fuite, tout comme exprimer ses émotions par des dessins est une forme d'attaque, indirecte, du problème.

Ces comportements sont considérés comme sains dans le sens où ils permettent de contrer le stress qui a plusieurs effets négatifs à long terme. Le stress est sensé être passagé (de quelques minutes à quelques heures, tout au plus), et l'entretenir peut provoquer des cancers, ulcères d'estomac ; bref, on les connait.

Étant jeune, j'étais extrèmement stressé. Que dis-je? Je vibrais à la moindre petite approche. Puis je me suis mis à analyser ce qui se passait, ce qui a été ma forme "d'attaque". Je prenais d'assaut le problème et j'essayais de le comprendre. Rien ne disait que je le comprenais! Et au début, j'étais drôlement nul. Sauf que le simple fait d'essayer a fait disparaître mon stress. Le simple fait de réagir, plutôt que de rester "figer", m'a permis de sortir de ce cercle.

Bref, fuir ou attaquer, c'est bien beau, mais c'est encore facile de s'y perdre. On connait des gens qui fuient absolument tout, jusqu'à perdre leur propre identité, ils se plient, tournent le regard, sont perdus dans leurs idées, et de l'autre côté, on connait des gens qui répliquent sans arrêt, sont agressifs, insultants, etc etc, ou encore des gens qui analysent tout, qui se "fouts" de tout...vous voyez un peu le portrait.

Je ne conclurai sur rien de plus. Ce n'était qu'un petit passage informatif pour comprendre ces gens autour de nous, et nous-mêmes. Ça m'a permis de comprendre bien des choses.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 16:11

L'instinct de suicide.

L'instinct de suicide.
Bon, AVANT de lire, j'avertis immédiatement, je ne suis pas responsable si cet article vous déprime ou que vous tirez des conclusions pessimistes. Mon seul et unique objectif est de décrire et résumer ce que j'ai lu, peut-être tirer mes propres conclusions, tout comme je vous conseille de faire la même chose. Si vous êtes du type potenciellement instable, l'article peut autant vous donner espoir que se présenter sous une forme de fatalité angoissante.

Maintenant que j'ai votre attention, allons-y =P


Récemment, en biologie, ils ont découvert un truc très spécial chez les cellules (tous groupes confondus): Toutes cellules a, jusqu'à présent, un système de suicide. Quoi? On ne parle pas ici d'un système de mort naturelle, de vieillesse ou autre, mais bien d'un système de suicide. Mais pourquoi la vie, ayant comme base fondamentale la volonté de vivre pour assurer sa prospérité, a-t-elle eu besoin, parallèlement à toutes les fonctions de bases assurant sa continuité (système "digestif", reproducteur, etc), d'un système lui assurant sa propre mort, avant même le temps prévu?

La communauté scientifique ne comprend pas encore très bien le pourquoi de ce phénomène et peut-être existe-t-il, en ce moment, des cellules qui n'ont pas ce système d'auto-destruction ; mais elles n'ont pas encore été trouvées. (Attention: début de mon point de vue. Ceci n'est pas dans une revue, ou du moins, ce n'était pas exprimer clairement).

Toujours est-il que fondamentalement, à la base même de notre existence, se chevauchent, en permanence, une pulsion de vie, et une pulsion de mort. Très rapidement, les premières cellules de notre planète ont dû, pour survivre en tant que colonie, se sacrifier pour d'autres cellules. C'est alors que dans ces colonies, certaines cellules ont commencé à se spécialiser, à devenir plus apte dans certains domaines que d'autres. Par exemple, certaines, en se suicidant, libérait des toxines efficace contre certains envahisseurs.

Il existe, dans le monde, un type de cellule très particulier sous tous ses aspects. De base, ces cellules sont seules, c'est-à-dire qu'elles vivent oui près les unes des autres, mais pas en tant qu'organisme. Puis, lorsqu'un danger quelconque se présente (une menace de virus ou un manque de nourriture), ces cellules se regroupent pour former une seule et unique antité, capable de se défendre. On peut alors voit certaines cellules aller se sacrifier, pendant que les autres, maintenant sous une forme de limace, sont capable de se déplacer, et de fuir le danger en question. Une fois le danger écarté, ces cellules se redivisent pour continuer leurs existences respectives. Je n'invente rien ici!

Se pourrait-il que fondamentalement, nous ne vivons qu'en fonction d'une forme de colonie? Et que notre organisme, s'il réalise qu'il n'est plus utile à la colonie, déclanchera la fonction de pulsion de mort pour ne pas perdurer dans une voie sans issue? Est-il possible que notre existence soit fondé sur la communauté et que, dû à un très fort mouvement de "division" de la masse, division d'un rôle "important" au sein d'un cercle quelconque (famille, ville, province, état...), notre organisme a une forte tendance à la mort? Considérer notre existence importante d'une quelconque manière (en aidant les autres, ou par égocentrisme, ou autre) est-il notre seul échappatoire à ce désir de mourir?

Finalement, il est difficile de se prononcer sur la question, et il serait facile d'aboutir à des conclusions erronées. Malgré tout, en étant conscient que nous pouvons tous désirer la mort un jour ou l'autre, et que cette pulsion fait partit de nous, il se présente alors deux choix: celui d'assumer sa "nature" et de se tuer, OU : comprendre que c'est naturel, ne pas paniquer, tenter de comprendre le pourquoi et arriver non pas à nier cette pulsion, mais de se construire contre elle, et d'apprendre à vouloir vivre.




(Petite parenthèse ici: pour tous ceux qui croient que je fais la propagante du suicide, relisez un peu, essayer de comprendre et de ne pas sauter trop rapidement aux conclusions. Je veux, au contraire de créer une vague de suicide, tenter de faire comprendre à ceux qui ont ces envies qu'ils ne sont pas seuls ni dérangé, que cela est un mécanisme naturel et qu'il est possible de jouer contre lui. Je vous remercie de votre indulgence et prière de ne pas me poursuivre)

# Posté le lundi 15 décembre 2008 17:46

C'est comme ça, la mort.

C'est comme ça, la mort.
Des petits bouts de peluches virevoltaient de parts et d'autres, suspendus dans l'espace, trop léger pour descendre rapidement. Entre deux puissantes mâchoires, la pauvre créature, le petit nez frémissant de terreur, ne pouvait rien contre la fatalité de sa situation. Quelques instants avait-il tenté, tant bien que mal, de s'accrocher, de tenir bon, mais le puissant piège avait déjà brisé plusieurs de ses os et ouvert, par endroits, sa petite chair de lapin. Ses pattes blanches avaient tenté, désespérément, de garder prise sur les dents acérées de l'alligator, mais l'instant suivant, il les eut broyées comme on écrase une plante pour en extraire l'essence. À travers tout le chao de la situation, le mignon petit rongeur abandonnait sa cause, acceptant sa mort. Et pourtant, dans ses yeux plein d'eau, il semblait dire : « Pourquoi moi? Non, je ne veux pas mourir. Je veux vivre, avec mes autres camarades lapins. Ils m'attendent, là-bas, dans la prairie, ils m'attendent, moi. Je ne veux pas mourir, pas maintenant, pas comme cela. Mes pauvres os, ma pauvre peluche. Va-t-elle redevenir aussi blanche et soyeuse qu'avant?»

Et alors, dans un dernier soupir qui fut aussi son dernier souffle, ses muscles se relâchèrent, et son corps meurtri fut accueilli par le gosier du prédateur affamé. Dans sa descente, il ferma doucement les yeux, une petite boule de poils qui aura connu une effrayante fin.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 16:08

L'amitié

Aristote fait une description de l'amitié en trois temps pour cerner complètement ce qu'est l'amitié. À partir de ses observations, il a pu déduire qu'il y avait tout d'abord l'ami fréquenté pour le plaisir qu'il procure, l'ami fréquenté car utile à la réalisation de projets, et finalement, l'ami qu'il considère véritable car il serait, en quelque sorte, un double de nous-mêmes. Mais avant de statuer ce qu'est l'amitié, de par de simples observation, il est pertinent de se demander s'il existe d'autres formes, et d'autres manifestations de l'amitié à travers le monde.
Pour comprendre d'où vient l'amitié, il faut se référer à son histoire et à sa présence à l'intérieur de plusieurs société ; pas seulement la nôtre. Par exemple, chez les natifs, avant que l'homme occidental ne vienne modifier leur existence, le concept d'amitié n'était que très peu présent puisqu'ils se considéraient tous comme frères et s½ur. Pour eux, l'amitié s'aurait résumé à un sentiment éprouvé par et pour tous et chacun. Or, pour nous, l'amitié est spécifique à quelques individus seulement, privilégié à notre regard. Est-ce dû à un individualisme plus fort de la part des occidentaux? L'égocentrisme occidental (l'homme et la terre au centre de l'univers) serait-il à la base d'une amitié limitée, plutôt qu'une amitié totale et complète envers tous et chacun? Considérant comme vrai ces spéculations, l'amitié, pour nous, serait un isolement d'un sentiment social privilégiant un individu similaire à nous par rapport aux autres, ayant comme limite certaines barrières sociales individuelles. Après tout, les enfants, avant d'être influencés par leur contexte social, ne sont-ils pas tous amis les uns les autres?
La théorie d'Aristote, à ce point, n'est toujours pas démentie car il basait sa définition de l'amitié selon son vécu et ses observations, selon son milieu (un milieu occidental). Selon notre propre définition de l'amitié, l'individu qu'on apprécie ou fréquente pour diverses raisons, les explications d'Aristote sont toujours d'actualité. Néanmoins, il serait possible de dire, à ce stade, qu'il avait qu'une perception fermée du sujet, et par conséquent, sa définition ne peut comprendre le sentiment d'amitié dans son ensemble et à travers les différents peuples. Cette nouvelle approche de l'amitié, plus social, suppose donc qu'avoir un cercle restreins d'amis est l'exclusion d'individus qui ne nous ressemblent pas, ou qui ne sont pas directement important à nos yeux. Au lieu de placer un statut particulier à l'amitié, je crois qu'il serait plus juste de placer un statut particulier à celui qui n'est pas notre ami, et chercher pourquoi nous avons rejeter cette personne. Cela peut être dû à des préjugés, son apparence, son comportement, ce que nous estimons plus ou moins correctement de ce qu'il est, une multitude de facteurs. Puis, au lieu d'accepter directement l'autre comme il est, comme un enfant, nous le rejetons immédiatement ; c'est à lui de faire ses preuves, et de réussir à entrer dans notre cercle social. Ce processus, encore, peut prendre plus ou moins de temps dépendamment des circonstances.
Si l'amitié est en fait l'exclusion de tous les autres individus, pourquoi en sommes-nous arrivés là? L'expérience vécue, dans un univers de multiples exclusions (exclusions religieuses, de statuts sociaux, d'ethnie, de langue, etc.), nous a appris à ne pas faire confiance à tous et chacun. Avoir été, dans le passé, blessé par des promesses brisées, des attitudes volontairement ou involontairement douloureuses nous ont conditionné à se favoriser nous-mêmes plutôt que de miser sur l'autre sans discrimination de son identité. Accepter, ou non, d'avoir des amis, revient donc à enlever le statut « négatif » d'un individu et de l'accepter, à un degré variable, comme l'un des nôtres, ou utile à nos projets (que ce soit en étant bien avec lui ou s'il apporte quelque chose). Ne devrions-nous pas plutôt accepter, tel l'enfant, tous les gens que nous côtoyons? Malheureusement pour nous, cette spirale est dangereuse, car s'ouvrir à un autre nous expose nécessairement à différents dangers, comme celui d'être trompé, ou abusé. Donc, à notre tour, nous aurons tendance à trompé ou à abuser des gens que nous ne considérons pas comme étant des amis. Comment vaincre ce mouvement qui se referme de plus en plus?
Finalement, l'amitié, dans notre monde, est un cadeau des plus précieux, car il nous protège du monde extérieur, d'expositions à différents dangers potentiels. Aristote avait bien raison de considéré un ami comme un élément important de la connaissance de nous-mêmes, et d'ouverture. Mais peut-être devrions-nous, au lieu de se demander pourquoi certaines personnes sont nos amis, se poser comme question : pourquoi, tous ces gens, ces milliers de personnes, je n'ai pas une aussi grande considération pour eux? Et comment, surtout, pourraient-ils devenir, eux aussi, des amis?
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# Posté le vendredi 12 décembre 2008 10:53