Nos vies.

Nos vies.
Au fil du temps, on finit par comprendre bien des choses. Au fil du temps, j'ai appris à me comprendre, et à comprendre les autres. Mais surtout, j'apprends que je ne comprendrai jamais les autres. Il y a des gens que je comprends plutôt bien, car ils pensent plus ou moins comme moi, et ceux-là, c'est correct. Et récemment, je suis tombé sur un point intéressant, sur les autres, et sur moi. J'appellerai cela, si je ne l'ai pas déjà fait avant, la "corruption".

Pour moi, la corruption, c'est lorsqu'un moyen d'obtenir quelque chose devient une fin en soi, un objectif à atteindre. Certains appellent cela des principes. Parfois, c'est de l'argent. La corruption peut se trouver en toutes choses qui permet d'en atteindre une autre. Par exemple, une personne qui focusse seulement sur amasser de l'argent est corrumpu par elle ; cette personne a oublié pourquoi elle voulait de l'argent. Elle a oublié que l'argent est un moyen d'obtenir des choses agréables, pour elle et pour les autres. Elle ne voit que l'argent. L'argent seule.

Toujours selon mon point de vue, on peut également être corrompu par une idée. Par exemple, la Vérité est sensée nous amener à affronter la réalité, et à nous rendre plus fort. La Vérité est un MOYEN d'avancer. La Vérité n'est PAS l'avancement. Or plusieurs personnes, oubliant le but plus loin, ne misent que sur la Vérité, et ils finissent par blesser inutilement par son nom, sous l'idée qu'elle doit être absolue. Vous savez quoi? La spiritualité permet d'être plus équilibré que la Vérité. Ça, c'est vrai. Par conséquent, la Vérité n'est pas l'absolue. La science n'a pas cette réponse. On peut être corrompu par l'alcool, lorsqu'un outil pour relaxer devient le symbole même de la relaxation, puis du bien-être. Lorsque l'alcool devient notre vie. Ou encore, pour certaines personnes, leurs difficultés les ont rendus où ils sont. Ils considèrent donc qu'il faut soit réussir, soit périr. Être le meilleur, ou le pire. Ces gens sont corrompus par l'idée que leur chemin est le seul bon pour devenir une personne "forte". Plus que souvent, ce sont des gens qui, un jour, furent des plus faibles, et qui renient leur passé. Le mépris qu'ils ont pour les autres n'a d'égal que le mépris qu'ils ont pour leurs faiblesses. Ces gens ont peu de compassion, car ils en ont peu pour eux-mêmes. Ce qui a été un outil pour eux, la difficulté, devient un absolu pour tous. La mise à l'épreuve difficile et sans pardon.

Est-ce mal? Est-ce que se fixer sur une idée, et la suivre jusqu'au bout, est une chose mauvaise? La majorité des grands hommes qui ont réussit et qui forment les classes sociales supérieures sont de ces gens. On les admire pour leurs réussites. Ils ont eu une idée en tête, et ils l'ont suivit, peu importe les sacrifices à faire. Peu importe les gens autour d'eux. Autrefois, ces gens étaient jugés de croches, d'immoraux, et se trouvaient parfois chassés. Aujourd'hui, on dit "ils ont réussit leur vie"



Vous savez, je n'avais jamais réalisé que pour réussir sa vie, il suffisait d'écraser les autres. Et moi qui s'était toujours dit qu'il fallait les aider. Avoir su, j'aurais pu réussir ma vie. J'ai le goût de vômir.

"Je peux échouer en tant qu'actrice, je peux échouer en tant que manequin. Je peux échouer dans mon rôle d'épouse, mais jamais je n'échouerai en tant qu'Être Humain".
- Lord of War (citation de mémoire, sûrement pas super droite)

Si pour vous, réussir, c'est que les gens reconnaissent que vous êtes au-dessus des autres dans une sphère quelconque, j'avouerai que je ne comprends pas. Et une fois en haut, qu'est-ce qu'on fait? On tombe. Et on compte sur ceux en-dessous, ces misérables, pour nous rattraper, pour nous donner conseil, pour nous guérir, nous soigner, prendre soin de nous, nous comprendre, compatir. Parce que nos semblables, eux, ne compatissent pas vraiment. Un peu, comme ça. Ils ne comprennent pas notre douleur, car ils sont bien au-dessus de ça, eux aussi.

C'est difficile, très difficile, pour moi, je voir ça. De voir que peu importe ce que je ferai, ce que je serai, ce monde sera toujours divisé. Que des gens abuseront toujours d'autres trop gentils. Et que ces gens réussiront, parce qu'ils agissent ainsi. Et qu'après, on ne reconnaisse pas la valeur de ceux qui se sont sacrifier pour des causes incroyables. Que les mères au foyers soient ainsi pointés du doigt de ne pas "rapporter d'argent à la maison, d'être dépendantes". Elles font un travail grandiose, perdu, dévalorisé, et pourtant tellement important: celui d'élever leurs enfants, plutôt que des laisser en avant d'une console de jeu videos. Je me remettrai de cette douleur. Dans quelques jours. Mais je devais l'exprimer. Désolé de la longueur de cet article.

Depuis que je suis jeune, on m'a toujours dit que je devais aller à l'école pour avoir un bon métier. Tout ce que j'ai appris, je l'ai appris pour travailler et gagner de l'argent. On ne m'a jamais dit que le but d'aller à l'école, c'était de devenir une meilleure personne. Si on me l'avait dit, j'aurais étudier fort fort.

# Posted on Tuesday, 21 April 2009 at 11:18 PM

Le meurtre et le suicide

Le meurtre et le suicide
Au milieu de la rue, on retrouve deux jeunes avec une balle en pleine tête, dans deux villes différentes.

Le premier a son porte-feuille volé, victime d'un vol stupide.
Le second a le pistolet dans sa main, et sur ses avants-bras, il y avait déjà plusieurs marques de mutilation. Suicide.

Laquelle de ces deux morts devrait nous inquiéter plus que l'autre? Je sais que nous serions tenter de penser qu'une mort est aussi grave que n'importe quel autre mort mais ce n'est pas vrai. La mort d'une personne âgée, une mort dans un accident, une mort par maladie, une mort provoquée par une autre personne et une mort par suicide n'ont pas du tout le même effet psychologique pour l'entourage.
La mort par maladie, ou celle d'une personne âgée est plus facile à accepter, elle est moins brutale (au sens où elle est considérée comme "normale" jusqu'à un certain point). C'est injuste, mais c'est une force contre laquelle on ne peut se battre. La fatalité derrière nous oblige à l'accepter.
Le meurtre est plus difficile. C'est une mort provoquée. Provoquée par un être qu'on voit comme dégoûtant et totalement idiot, qui mérite punition. L'entourage proche, les parents, auront beaucoup de difficulté à passer au travers d'une aussi grande épreuve.
Et le suicide. L'acceptation est pire encore. Celui qui est l'auteur du crime, c'est la personne elle-même. Peut-on la blâmer? "C'était un geste désespéré. On ne peut lui en vouloir". Au lieu d'en vouloir à un être dégoûtant, on s'en veut à soi-même. De ne pas avoir été là. De n'avoir rien fait. De ne pas s'être mêlé de ce qui nous regardait pas. De ne pas avoir osé parler. D'avoir agit en parfait Québécois.

Mais qu'est-ce qui est pire, encore une personne qui meurt par sa volonté propre, et celle qui meurt par la volonté d'une autre? C'est un sujet difficile, mais réfléchissez-y, un instant. Je me pose réellement la question. D'un côté, on a une personne qui veut mourir. Et qui meurt. Mais cette personne veut mourir parce qu'elle souffre, horriblement. Que ce soit émotionellement ou physiquement, elle souffre. Sinon elle ne prendrait pas une solution aussi extrême. Et de l'autre côté, une personne tuée, qui voulait sûrement vivre. Mais cette personne n'a pas tant souffert (on parle d'un meurtre violent et rapide, pas d'un psychopathe tortureur). Les deux gestes sont tout aussi douloureux, mais d'une douleur différente. Personne ne devrait endurer ça.

Pourquoi un questionnement aussi désagréable que celui-ci? Je me demande ce qui est le plus grave entre des gens qui endurent la violence des autres parce qu'une société encourage le confrontation directe, ou une société qui te dit de te mêler de tes affaires et de laisser les gens vivre leur vie. Et la mourir.

Je suis toujours en questionnement.

# Posted on Wednesday, 15 April 2009 at 7:58 AM

L'oubli

Je connais des gens qui préfèrent oublier. Le soir, ils se couchent en espérant que le lendemain n'arrive jamais. Ils se couchent en oubliant leur journée, et en niant celle qui arrive.

Il arrive, parfois, que ma vie soit ainsi. Il arrive que tout autour de moi me semble comme un fardeau et que je préfère oublier que de réfléchir et d'assumer. Je l'ai fait pendant une très longue période de ma vie. Or ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, je suis capable d'oublier plusieurs petites choses. Le mécanisme de l'oubli volontaire a été prouvé scientifiquement, et avec de la pratique, cela devient possible de l'utiliser à son tour.

Qu'est-ce qu'il y a de sain dans le fait d'oublier? N'est-ce pas nier la réalité? N'est-ce pas lache, faible, une preuve de manque de volonté? Sûrement. Mais au-delà de ça, je crois qu'il est possible d'utiliser l'oubli en tant qu'outil dans la vie de tous les jours. Par exemple, hier soir, j'ai placé mon cadran de ce matin à 6h30 au lieu de 8h30 et j'ai utilisé l'oubli pour ne pas le prendre en compte. Bilan: moi dans la douche à 6h40, alors que je ne m'aurais jamais levé aussi tôt si j'avais été conscient de l'heure.

Si je peux volontairement oublier l'heure de mon réveil, et quelques autres trucs mineurs, qu'est-ce que d'autres gens sont capables de volontairement oublier? Une personne peut-elle en venir à oublier volontairement son existence? La maladie d'Alzheimer est-elle influencée par la volonté d'oublier? Des statistiques prouvent (sans blagues) que les "artistes" sont beaucoup moins touchés par l'Alzheimer que les autres. Est-ce parce qu'ils forcent leur esprit plus longtemps dans leur vie? Est-ce parce qu'ils veulent davantage assumer la réalité?

Aucune idée là-dessus. Je vous laisse la piste de réflexion. Buvons à votre santé...
L'oubli

# Posted on Wednesday, 15 April 2009 at 7:33 AM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 8:15 AM

Nouvelles en vrac!

Nouvelles en vrac!
Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi, mais voici les nouvelles en vrac de mon existence:

- Je fais du massage sur chaise au cégep de chicoutimi! Bien payé, on fait ça sur le personnel du cégep (prof, secrétaires, concierge, orienteurs, etc etc). J'adore ça!

- Je fais pas mal d'heure à mon travail ; mais il se pourrait que je le largue bientot. Je vous reviendrai là-dessus!

- Été déjà booké du début jusqu'à la fin. Ça va être chargé à bloc, mais super le fun! Je vous reviens avec ça! :D

- J'ai acheté des balles de feu pour jongler! Déjà ma première brûlure! J'adore! =D

Et voilà pour aujourd'hui. Have a nice week-end! Et mangez pas trop de chocolat!


photo: Jim et Étienne, parce que je les trouvais cute!

# Posted on Friday, 10 April 2009 at 1:35 PM

Motivation et idéologie

Motivation et idéologie
Cette semaine, j'écrivais mes idées dans un cahier destiné à cet effet lorsqu'au fil de mes réflexions, je suis tombé sur l'intérogation de la motivation. L'une des grandes questions que l'on se pose presque tous, un jour ou l'autre, c'est "pourquoi continuer?". Cette question peut-être reformuler en : "qu'est-ce qui me motive?"

Pour certain, il faut trouver un sens à sa vie. "Je suis utile à cela". Cette idée devient leur source de motivation. Plus on croit fort en l'idée, plus la motivation est forte. Par exemple "je crois que nous devons nous aider les uns les autres" est une idée (assez résumée) que plusieurs suivent, et qui les motivent tous les jours. Pour certain, il s'agit de la recherche de la Vérité. Pour d'autres, c'est la recherche de l'équilibre. Certains, mêmes, ont plusieurs idées. Par exemple, je crois à la recherche de l'équilibre, mais mon équilibre n'est rien s'il ne sert pas aux autres. Par contre, les autres ne vallent rien si je n'ai pas mon équilibre. J'ai donc en ce moment 2 idées qui me motivent (j'en ai plus que ça, mais on fait ça court pour les besoins).

En bref, une idéologie, c'est un ensemble d'idées regroupées qui forme une manière de pensée générale adoptée par d'autres gens. En pratique, il y a peu de gens qui pensent exactement la même chose, raison pour laquelle il y a des différences mêmes entre les pratiquants d'une même idéologie. En gros, plus nous croyons en une idée, un principe, un fait, plus nous sommes près à faire des efforts pour cette cause. Ce qu'on appelle la motivation, la volonté, ou en langage scientifique "me botte le cul k***ss.

Plus l'idéologie est puissante, plus la motivation de la personne sera puissante. C'est un dangereux tranchant d'ailleurs, car cela comprend que les extrèmistes zélés ont énormément de motivation car ils sont près à presque n'importe quoi pour leur cause. Les gens bornés peuvent également faire partit de cette catégorie. En se remettant peu en question et en agissant beaucoup pour "leur cause", ils arrivent souvent à des résultats surprenants. Plusieurs deviennent gérants, chefs d'entreprises, et atteignent de certaines manières les hauts rangs de la société, ce qui est sensé être notre élite. (NOTE IMPORTANTE! Notre élite n'est pas constituée seulement et uniquement d'extrèmistes zélés. J'explique comment des gens potenciellement déséquilibrés atteingnent des postes importants). Comment reconnaître ces gens? Questionnez-les sur ce qu'ils sont. S'ils considèrent qu'ils sont supérieurs car ils font partis de l'élite, vous pouvez vous méfiez d'eux. Je sais qu'il y a des gens que je connais qui liront ces lignes et qui se reconnaîtront en tant que tel. Oui, je pense cela de vous. Cela ne fait pas de vous des démons ou de mauvaises personnes ; seulement, je suis conscient que vous aurez tendance à favoriser votre existence plutôt que la mienne lorsque sera venu le moment de faire des choix difficiles. Serais-je différent? On ne peut jamais garantir à 100% comment nous agiront. Mais j'ose espérer que j'aurai la force de volonté d'agir en être humain (au sens positif).


Résumé de l'histoire? Les idéaux, c'est une bonne chose pour se donner une raison d'avancer, d'être motiver. Nous devenons plus efficace, nous bougeons plus et sommes capables ainsi de créer de grandes choses. La religion Chrétienne a fait construire des cathédrales gigantesques par la puissance de ses idées. Ceux qui commençaient ces monuments ne vivaient pas assez longtemps pour les voir terminés. Le danger de cela est toujours de tomber dans le zèle, et croire que notre idéologie est la meilleure, et que les autres sont par conséquent inférieurs.


Les idéologies ne sont pas une fin ; elles sont le moyen d'avancer vers ce que nous croyons bien
. Si, sur ce chemin, vous écrasez tous les insectes sur votre chemin pour le simple plaisir de le faire, ou qu'ils ne vous importent pas, peut-être devriez-vous reconsidérer ce en quoi vous croyez. Je ne dis pas que vous avez tord ; seulement de vous questionner. Si vous avez toujours raison, alors continuer dans ce chemin.
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# Posted on Friday, 03 April 2009 at 4:59 PM