Bal masqué

Bal masqué
L'année passée j'ai eu la chance de réaliser un rêve : celui de voir un Bal masqué, avec des robes et de beaux habits, et de jolis masques au visage. Malgré plusieurs problèmes techniques (chauffage non-fonctionnel, DJ qui oublie son disque dur de musique!) et d'autres organisationnel (c'était notre premier!), nous avons eu un plaisir fou à l'organiser, et plusieurs personnes ont eu un grand plaisir d'y participer.

Je profite donc de ce blog pour faire une petite publicité pour cet évènement! Non pas pour amasser plus d'argent ; rien ne me reviens dans ce qui est gagné. Ce que je veux, c'est quelque chose de grand, auquel un maximum de gens y participent et y trouvent son plaisir. Je vous invite donc à vous joindre à cet évènement encore naissant mais qui prend très rapidement forme. Cette année, le thème sera: Les contes de fées! Car nous voulons faire vivre un véritable Conte de fées aux participants.

Musique d'époque seulement! Danses médiévales jusqu'à victoriennes, nous vous enseignons comment les danser! Beaucoup de plaisir et de complicité au programme. Entre les danses, l'équipe d'artistes des Fous du roi vous divertirons avec différents numéros, des jeux et des prix de présences. La finale sera composée d'un grand spectacle de feu à l'extérieur. Le prix de tout cela? 15$ par personne en pré-vente (ça veut dire acheter ses billets à l'avance, pas la veille =P). Nous faisons un effort colossal pour garder le prix toujours aussi bas. Nos artistes sont tous bénévoles lors de cet évènement, et nous cherchons à couvrir les frais que cela nous coute. Au final, les "profits" seront utilisé pour l'achat d'équipement et de costumes pour l'année prochaine!

Alors voici, en rafale, les informations à retenir:

Vendredi 9 octobre 2009
Jardin des Vestiges, vieille Pulperie.
Arrivée: entre 20h et 21h le soir.
Fin: 0h00
Prix: 15$ en pré-vente, 18$ à l'entrée

Vêtements : tous les époques sont acceptés, mais vous devez être chics! Le masque de bal est obligatoire. Si vous n'en avez pas, vous pourrez en acheter un ordinaire sur place pour 5$.

Questions? Posez-les moi, ça me fera plaisir de répondre =)
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# Posted on Saturday, 22 August 2009 at 1:09 AM

Parce que le temps brule comme un feu de paille...

Parce que le temps brule comme un feu de paille...
Plus le temps passe, et plus il passe vite. Qu'est-ce que ça sera lorsque j'aurai 50 ans? Parce que je ne veux pas être vieux et regretter ma vie, j'ai fait des choix en ce sens.

Lorsque j'ai commencé à jongler, à faire de l'animation avec les Fous du Roi, la plupart des gens autours de moi n'ont pas cru à ce projet. Mes parents n'ont pas vraiment aimé que je m'achète des échasses non plus! =P Mais aujourd'hui, après avoir persévéré dans le domaine, lorsque je rencontre des gens de ma famille, des amis lointains, dans les parades et les festivals de la région, je vois des gens qui respectent ce que je fais ; et certains, même, envient ma situation. Parce que eux aussi auraient aimé faire de l'art, des spectacles, se lancer dans l'insécurité mais le plaisir. Et aujourd'hui, ils sont vieux. Il est trop tard, pour eux ; même si, en réalité, il n'est jamais trop tard. Mais c'est justement ce qui les a toujours empêché : eux-mêmes. L'espoir, la Foi en quelque chose. En eux. Ça n'a pas été facile non plus pour moi. Je n'ai pas tout abandonné pour faire ce que je fais, mais j'ai dû faire des sacrifices, ça, oui. Il faut savoir quand continuer, et quand arrêter.

Parce qu'un jour je me réveillerai vieux, je veux avoir vu le monde, je veux voyager, je veux devenir Moi, me découvrir à travers les autres. Parce que le temps brûle aussi fort que la flamme de ma passion, parce que les années se sauvent, je planifie déjà mon voyage à travers le Canada pour l'été prochain. Je veux découvrir quels sont mes origines, et qui je suis, avant d'aller chez les autres, et apprendre qui ils sont. Il ne suffit pas de Vouloir pour Pouvoir: il faut aussi en prendre les moyens. Et ne pas abandonner.

# Posted on Sunday, 09 August 2009 at 5:47 PM

Le moment, et ceux qui viennent...

Le moment, et ceux qui viennent...
J'ai commencé à écrire une réponse à une amie, Etaf, sur son skyblog, lorsque je me suis emporté dans sa longueur. Elle disait qu'elle avait de la difficulté à comprendre ceux qui vivent dans le moment présent, sans penser au long terme, à la famille, à la stabilité. Peut-être, Etaf, ceci t'aidera à comprendre différentes nuances de ce que nous sommes.


Que serait la vie sans la surprise de chaque instant, l'émerveillement de l'enfant sans cesse découvrant autre chose?

Certes, on se blesse. Certes, on blesse des gens. Parce qu'on voit moins loin, parce qu'on réfléchit moins au long terme. Mais, est-ce vraiment mal de souffrir? La sensation est désagréable, je suis d'accord ; mais sans la douleur, c'est un univers de nuances et de beauté qui se ferme à nous. Je pense que sans échecs, sans peines, sans souffrances, on ne peut comprendre ce que les autres vivent.

Peut-être que si personne n'avait de souffrance, ce serait inutile d'en avoir, puisque nous n'aurions pas besoin de comprendre la souffrance des autres. Mais il me semble qu'après une fin de semaine à manger de la nourriture séchée, mon petit déjeuner du retour goute meilleur que tous ceux que j'ai mangé avant.
Encore faut-il que cette souffrance ne mène pas à la mort...je juge alors cette souffrance excessive et inutile. Je ne suis pas d'accord avec elle.

À toutes les fois que j'ai mal, que je souffre, que mon coeur bat à tout rompre parce qu'il a passé prêt de mourir, mon cerveau injecte une dose d'adrénaline qui provoque une sensation tordue entre la crainte et l'excitation. Pour bien des gens, cette sensation est la seule qui les fait sentir vivant. C'est pourquoi, pour une partie de la population, voir la vie à long terme, de manière sécuritaire, ça signifie une mort certaine. En même temps, l'autre partie de la population ne peut concevoir de vivre entre la vie et la mort, pour l'avenir et la prospérité de la race, de leur descendance. L'instinct parental? Je ne sais pas d'où ça origine. Nous sommes seulement différents. La diversité est la force d'une race, dans sa survie à long terme. L'être humain ne doit pas se conformer.

L'un et l'autre des extrêmes peut être une fuite de la réalité : bien des gens vivent seulement au jour le jour, incapable de planifier quoi que ce soit, incapable de prendre en charge aucune responsabilité, et d'assumer leurs actes. Plusieurs fuient la réalité en se plongeant dans le présent, ne prenant que ce qu'ils voient comme réel, oubliant l'existence de tout ce qu'ils ne voient pas. Bien des gens, aussi, planifient tout à l'avance, essaient de tout contrôler car ils vivent dans une crainte, dans une insécurité constante, pour eux, et pour leurs enfants. Ils font tout pour que tout aient comme ils le veulent, pour qu'il n'arrive aucune souffrance, aucune blessure ; et lorsque quelque chose ne va pas selon leur plan, ils paniquent, et s'offensent. Leurs enfants n'explorent presque rien, ils jouent dans la cours, et ne comprendront probablement pas la souffrance des autres. Ils regarderont de haut, ou d'incompréhension, car ils n'auront pas d'expérience, de vécu. Ils seront sérieux. Responsables. Ils seront adultes.

Entre les deux mondes, il y a une infinité de nuances, de possibilités. Il faut savoir doser, selon ce que l'on croit être le mieux. Et en réalité, il n'y a aucune réponse, car un être humain doit se construire selon son milieu pour son milieu. Il y a des endroits que, pour survivre, il ne faut prendre aucun risque. D'autres endroits où les risques sont calculés, l'expérimentation peut être poussée jusqu'à très loin. C'est dans la différence, et les nuances, qu'on retrouve les parfums particulier de chaque fleur, et qu'on peut dire: "C'est cette fleur là, celle-là, que je veux faire pousser dans mon jardin, pour que la terre toute entière puisse en profiter". C'est ainsi que je veux élever mon enfant. Je veux vivre le maximum, pour ensuite savoir ce que je veux vraiment lui transmettre, pour l'offrir, en quelque sorte, à lui-même, et au reste du monde.

Un jour, peut-être, je terminerai mon expérimentation. Ou, peut-être, se continuera-t-elle à travers le temps, et peut-être à travers d'autres vies, qui sait? Même moi, je ne sais pas. C'est là, pour moi, toute la beauté de la vie: la surprise à chaque courbe que j'emprunte, chaque sentier où je n'ai pas posé le pied. L'émerveillement de l'enfant.

# Posted on Saturday, 18 July 2009 at 12:02 PM

Et la montagne russe descend...!

Et la montagne russe descend...!
Il faut nécessairement vivre des downs pour vivre des up ; chère chimie du cerveau. Je me demande d'où ce down vient. Toute ma vie est comblée. Mon existence est comblée. Mon métier, mes passe-temps, mes amis, tout. Il n'y a rien qui ne va mal. Et pourtant, ce besoin de mal allé est pourtant là. Ce besoin de se refermer, le replie sur moi-même. Le besoin de fuir, de rêver plutôt que d'exister ; le sommeil à la réalité. Pourquoi?

La motivation. Où est ma motivation? Je me le demande. Je me demande si je veux, un jour, travailler, réellement. Avoir le même emploi. La même routine. Avoir une vie fixe. Si seulement une tempête pouvait balayer tout une fois de temps en temps, si seulement je pouvais avoir un édifice à construire sans cesse, un projet à nourrir qui puisse grandir, sans jamais arrêter, que je pourrais toujours alimenter.

Est-ce cela, avoir un enfant? Bonne question...j'y reviendrai...

# Posted on Monday, 29 June 2009 at 6:14 PM

Une semaine, une semaine, 6 semaines, puis une semaine, puis plusieurs semaines...

Une semaine, une semaine, 6 semaines, puis une semaine, puis plusieurs semaines...
Il me reste une semaine avant de terminer ma session au Centre Linguistique ; c'est triste de savoir que je perdrai tous les liens tissés avec les étudiants ici. Mais à la fois, le deuil fait partit des apprentissages de la vie....ça va me faire chier, bon =D
Ensuite, j'ai une semaine de congé *tousse*. Pourquoi? Parce que je ferai plein de spectacles et d'activités, alors c'est pas vraiment du repos! Qui a dit que les congés devaient être reposant? Foutaise! Je suis donc en congé, et avec beaucoup de plaisir!
Ensuite, 6 nouvelles semaines au Centre Linguistique avec 250 jeunes de 16 à 18 ans. Et après, 1 semaine de Bicolline! Wooooooot! Puis le cégep qui recommence...
Un été entier passé en quelques semaines. C'est effrayant. Le temps passe de plus en plus vite. Je sais que bientôt, je serai vieux. Le temps file. Tic Tac, Tic Tac! Tu es en retard! Non, pas en retard. Je suis juste à temps. Juste à temps pour prendre le temps de vivre, et pour apprécier ce qui m'entoure.


Sinon, Moi, que suis-je en train de devenir? Je ne sais pas vraiment. C'est la lacune de mon séjour ici ; je ne pense pas à moi. Je ne pense pas à mon futur en relation avec mes cours. Je vois uniquement mon futur à travers l'animation ; est-ce que ce sera mon seul futur? La réadaptation physique a quelque chose d'un peu désagréable. Le contact avec les autres est bien, le travail en lui-même est agréable, mais ce sont les milieux qui m'effraient légèrement. Des milieux de femmes. Des milieux trop souvent élitistes. J'aimerais travailler pour un physiothérapeute, dans une petite clinique. Les chances? Faibles. Mais existantes. Une famille dans mon futur? Essayons de trouver une personne compatible, on verra ensuite. Ça risque de prendre quelques années =P


Photo: moi en échasse à la cafétéria qui tient une pinata. Un travail génial!

# Posted on Wednesday, 10 June 2009 at 2:49 PM