Centre linguistique - Explore!

Et oui, j'ai été engagé pour être moniteur au Centre Linguistique du cégep de Jonquière. Qu'est-ce que c'est? Ce sont des étudiants d'un peu partout qui viennent faire une immersion en français. Mon rôle est donc de faire des activités pour les divertir et leur faire apprendre le français. Et vous savez quoi? J'adore ça =D

C'est très exigent tout en étant souple. Lorsque je ne suis pas en congé (comme aujourd'hui) je fais des journées de 9h30 à 21h le soir (repas compris, wouhou!), et je dois dormir dans les résidences du cégep (question de faire un peu de surveillance). Voir tous ces jeunes de mon âge faire leurs possibles pour parler français (certains n'en connaissent pas un mot, alors que d'autres sont plutôt doués), les voir tisser des liens, et les voir tenter de survivre dans un univers qui ne parle pas leur langue, ça me mets la larme à l'oeil! Sans blagues, je trouve ça vraiment chouette pour eux (et pour moi! J'en retire du plaisir!).

Ainsi donc, je ne pourrai mettre à jour ce blog à la semaine près étant donné mes congés dispercés chaotiquement. Malgré tout, je tâcherai de le maintenir à jour le plus possible et de ne pas trop dépassé les deadlines.

J'ai pris des centaines de photos! Il devrait en apparaître très bientôt!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 19 mai 2009 09:30

Saisir ses chances, faire son propre chemin

Saisir ses chances, faire son propre chemin
Hier soir, j'ai donné ma démission au Sushi Shop ; après 3 ans à avoir travailler là, sans qu'un autre emploi ne m'attende à la sortie, j'ai donné ma démission pour me concentrer sur le long terme, ce que je voulais apprendre: jouer de la musique, pratiquer les différents arts de la scène, et améliorer mes interactions sociales (pour les spectacles de rue), et grandir en tant qu'individu. Évidemment, mes parents, depuis longtemps, s'opposent à cette idée. "Tu ne quitteras pas ton travail pour avoir plus de temps libre alors que tu peux travailler!" - C'est ce que m'a répondu mon père un nombre incalculable de fois. Ma mère, elle, commence à comprendre toute la chimie qui se développe derrière mes actions, et m'encouragent dans ma voie. Car elle comprend, elle sait. Elle voit que je deviens quelqu'un de bien par mes actions, même si je gagne, présentement, moins d'argent. Et encore, ce balancier va bientôt tourner, grâce à tout ce que j'ai développé, au fil du temps.


Avez-vous déjà eu cette sensation agréable que tout ce que vous avez fait jusqu'à maintenant, tous les efforts que personne n'a jamais remarqué, tout ce que vous avez souffert, vos découragements, vos réussites oubliés, enfouies, ce que vous avez appris, que tous vos efforts, d'un coup, soient récompensés? L'idée qu'enfin, tout ce que vous êtes en tant que personne, est enfin reconnu? Je vis cette impression. C'est magnifique. Mais ce n'est pas encore terminé, car j'ai encore toute une vie devant moi, où je peux encore construire quelque chose. Je ne resterai pas assis sur mes acquis.

Hier, alors que ma décision de quitter mon emploi était prise, je n'avais aucun travail de prévu. Hier dans la journée, on m'a offert quelque chose, sans qu'on sache ma décision. Hier soir, une deuxième personne m'a demandé "quand peux-tu quitter ton emploi? On aurait besoin de toi". J'ai pu répondre: "euh...je viens de le faire".

Suivre son propre chemin, c'est risqué. Le taux d'erreurs, d'échecs, les chances de regretter son grandes. Mais voyez-vous, il y a une seule et unique chose dans ma vie que je regretterais et même au-delà de ma mort: Ne jamais avoir essayé, parce que tout le monde m'a dit que ce n'était pas un chemin à prendre. Avoir écouter ces gens. Ne pas avoir suivit ma voie, mais la leur. Avoir été eux, pas moi.

Je ne mourrai jamais avec ce regret.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 13 mai 2009 11:48

Appartenir à un groupe/ensemble

Appartenir à un groupe, généralement, on en retire quelque chose ; ou bien on laisse tomber ce groupe. Selon toutes évidences, si on ne retire absolument rien d'un ensemble de gens, on a aucun intérêt à s'y trouver. Raison pour laquelle plusieurs punks/gens dans la rue abandonnent l'idée de la société, car ils voient seulement ce qu'ils doivent y donner sans voir ce qu'ils en retirent. Cela est vrai à tous les niveaux, pour tous les gens.

Le problème est aussi à l'inverse ; lorsqu'un groupe a des membres qui n'apportent rien, et ne font que demander, ils ont tendance à vouloir les exclurent ; puisque selon toutes évidences, ils parasitent l'ensemble. Dans un groupe d'amis, ces individus vont, éventuellement, être exclus. Dans les groupes plus larges, cela prend parfois plus de temps à s'en rendre compte, mais le principe est le même.

Un groupe viable devient donc un groupe où l'individu a quelque chose à apporter à ce groupe ; des idées, une paire de bras, des choses drôles, positives, un esprit agréable, etc etc, et où le groupe lui-même peut rendre quelque chose de positif à l'individu - des privilèges, un atmosphère agréable, un soutient, etc etc.

Le groupe peut être composé de deux seules personnes ; un couple, par exemple. Et le principe est encore le même ; si l'un ou l'autre prend plus de son "amoureux" qu'il en donne directement ou indirectement, le couple connait des difficultés. Cela n'est pas obligé d'être un gain direct ; parfois, la présence de l'autre nous suffit comme sensation agréable positive, et c'est un gain en soit.


Cette théorie est bien froide en tant que tel, n'est-ce pas? Les relations humaines, je crois, ne se résume pas seulement à l'idée d'un profit personnel. Il y a beaucoup plus que ça, ne croyez-vous pas? Par contre, et cela est vrai, l'idée d'un "gain" quelconque influence énormément nos relations sociales. Que faites-vous, pour votre groupe? Qu'apportez-vous, en tant qu'individu? Cherchez-vous à apporter quelque chose, ou vous ne pensez qu'à votre intérêt? Ce n'est pas une mauvaise pensée en soit ; comme dit plus haut, on appartient pas à un groupe si ce groupe ne nous apporte pas quelque chose. Par contre, pour rester dans ce groupe, il faut aussi lui apporter quelque chose. Et cela fait partit du jeu des relations humaines. Refuser ce point, c'est courir le risque d'être, au fil du temps, laissé tranquillement de côté, puis voir ses amitiés se détériorer.

Je ne veux pas vous faire peur, car comme je l'ai dit, il n'y a pas que ça. Mais l'influence, elle, est bien réelle. Alors, qu'est-ce que vos groupes vous rapportent? Et que faites-vous pour vos groupes?
Appartenir à un groupe/ensemble

# Posté le lundi 04 mai 2009 22:30

Modifié le mardi 05 mai 2009 13:51

Apprendre à se relever, ou ne jamais tomber?

Alors, je vous pose la question. Lequel est le plus important pour vous?

Ai-je vraiment besoin de faire un article complet, décrivant le pour et le contre de chaque côté?

Ceux qui croient que l'on ne doit jamais tomber seront ce que j'appelle, sans beaucoup d'affection, élitistes. Ceux qui croient qu'au contraire, il vaut mieux apprendre à se relever, seront de ceux qui considèrent l'échec comme étant acceptable.

L'un et l'autre de ces extrèmes amènent un déséquilibre, nécessairement. Les spartiates ont créé un peuple puissant, mais très peu nombreux. Les gens trop axé sur le droit à l'échec crées des êtres faibles incapables de survivre par leurs propres moyens et sans machines. Bilan? Je n'en sais rien. Je voulais simplement susciter une réflexion. Que croyez-vous qui soit le mieux?
Apprendre à se relever, ou ne jamais tomber?

# Posté le lundi 27 avril 2009 17:52

Nos vies.

Nos vies.
Au fil du temps, on finit par comprendre bien des choses. Au fil du temps, j'ai appris à me comprendre, et à comprendre les autres. Mais surtout, j'apprends que je ne comprendrai jamais les autres. Il y a des gens que je comprends plutôt bien, car ils pensent plus ou moins comme moi, et ceux-là, c'est correct. Et récemment, je suis tombé sur un point intéressant, sur les autres, et sur moi. J'appellerai cela, si je ne l'ai pas déjà fait avant, la "corruption".

Pour moi, la corruption, c'est lorsqu'un moyen d'obtenir quelque chose devient une fin en soi, un objectif à atteindre. Certains appellent cela des principes. Parfois, c'est de l'argent. La corruption peut se trouver en toutes choses qui permet d'en atteindre une autre. Par exemple, une personne qui focusse seulement sur amasser de l'argent est corrumpu par elle ; cette personne a oublié pourquoi elle voulait de l'argent. Elle a oublié que l'argent est un moyen d'obtenir des choses agréables, pour elle et pour les autres. Elle ne voit que l'argent. L'argent seule.

Toujours selon mon point de vue, on peut également être corrompu par une idée. Par exemple, la Vérité est sensée nous amener à affronter la réalité, et à nous rendre plus fort. La Vérité est un MOYEN d'avancer. La Vérité n'est PAS l'avancement. Or plusieurs personnes, oubliant le but plus loin, ne misent que sur la Vérité, et ils finissent par blesser inutilement par son nom, sous l'idée qu'elle doit être absolue. Vous savez quoi? La spiritualité permet d'être plus équilibré que la Vérité. Ça, c'est vrai. Par conséquent, la Vérité n'est pas l'absolue. La science n'a pas cette réponse. On peut être corrompu par l'alcool, lorsqu'un outil pour relaxer devient le symbole même de la relaxation, puis du bien-être. Lorsque l'alcool devient notre vie. Ou encore, pour certaines personnes, leurs difficultés les ont rendus où ils sont. Ils considèrent donc qu'il faut soit réussir, soit périr. Être le meilleur, ou le pire. Ces gens sont corrompus par l'idée que leur chemin est le seul bon pour devenir une personne "forte". Plus que souvent, ce sont des gens qui, un jour, furent des plus faibles, et qui renient leur passé. Le mépris qu'ils ont pour les autres n'a d'égal que le mépris qu'ils ont pour leurs faiblesses. Ces gens ont peu de compassion, car ils en ont peu pour eux-mêmes. Ce qui a été un outil pour eux, la difficulté, devient un absolu pour tous. La mise à l'épreuve difficile et sans pardon.

Est-ce mal? Est-ce que se fixer sur une idée, et la suivre jusqu'au bout, est une chose mauvaise? La majorité des grands hommes qui ont réussit et qui forment les classes sociales supérieures sont de ces gens. On les admire pour leurs réussites. Ils ont eu une idée en tête, et ils l'ont suivit, peu importe les sacrifices à faire. Peu importe les gens autour d'eux. Autrefois, ces gens étaient jugés de croches, d'immoraux, et se trouvaient parfois chassés. Aujourd'hui, on dit "ils ont réussit leur vie"



Vous savez, je n'avais jamais réalisé que pour réussir sa vie, il suffisait d'écraser les autres. Et moi qui s'était toujours dit qu'il fallait les aider. Avoir su, j'aurais pu réussir ma vie. J'ai le goût de vômir.

"Je peux échouer en tant qu'actrice, je peux échouer en tant que manequin. Je peux échouer dans mon rôle d'épouse, mais jamais je n'échouerai en tant qu'Être Humain".
- Lord of War (citation de mémoire, sûrement pas super droite)

Si pour vous, réussir, c'est que les gens reconnaissent que vous êtes au-dessus des autres dans une sphère quelconque, j'avouerai que je ne comprends pas. Et une fois en haut, qu'est-ce qu'on fait? On tombe. Et on compte sur ceux en-dessous, ces misérables, pour nous rattraper, pour nous donner conseil, pour nous guérir, nous soigner, prendre soin de nous, nous comprendre, compatir. Parce que nos semblables, eux, ne compatissent pas vraiment. Un peu, comme ça. Ils ne comprennent pas notre douleur, car ils sont bien au-dessus de ça, eux aussi.

C'est difficile, très difficile, pour moi, je voir ça. De voir que peu importe ce que je ferai, ce que je serai, ce monde sera toujours divisé. Que des gens abuseront toujours d'autres trop gentils. Et que ces gens réussiront, parce qu'ils agissent ainsi. Et qu'après, on ne reconnaisse pas la valeur de ceux qui se sont sacrifier pour des causes incroyables. Que les mères au foyers soient ainsi pointés du doigt de ne pas "rapporter d'argent à la maison, d'être dépendantes". Elles font un travail grandiose, perdu, dévalorisé, et pourtant tellement important: celui d'élever leurs enfants, plutôt que des laisser en avant d'une console de jeu videos. Je me remettrai de cette douleur. Dans quelques jours. Mais je devais l'exprimer. Désolé de la longueur de cet article.

Depuis que je suis jeune, on m'a toujours dit que je devais aller à l'école pour avoir un bon métier. Tout ce que j'ai appris, je l'ai appris pour travailler et gagner de l'argent. On ne m'a jamais dit que le but d'aller à l'école, c'était de devenir une meilleure personne. Si on me l'avait dit, j'aurais étudier fort fort.

# Posté le mardi 21 avril 2009 23:18