Yaaaaaar!

Et bien oui, je commence à pratiquer l'accordéon. En fait, j'ai commencé hier. Certains diront que rendu à une vingtène d'années, ça ne vaut pas vraiment la peine d'apprendre à partir de 0 un nouvel instrument de musique qui ne soit pas le piano ou la flute =P

Et bien je suis d'accord avec eux! Sauf que j'aime l'accordéon, je trouve vraiment agréable le son que ça produit et le rythme qui en découle. Donc que ça me prenne 5-6 ans pour que je devienne potable, où est le problème? Ça occupe mon temps libre au lieu de végéter devant internet ou devant la télévision! Et qui sait? Peut-être qu'un jour, j'aurai mon petit singe pickpocket qui rentabilisera tout mon temps d'apprentissage en volant mon public dans la rue! (Voir Evan et Dodgers cassent la baraque (ou un nom du genre, c'est un vieux film avec un petit singe). Peut-être même que j'aurai mon lapin pickpocket! ....mouais. On y reviendra.

Y'a un truc que j'ai appris au cours de ma longue existence de vieux chinois qui comprend le sens de la vie: Tous les jongleurs de ce monde ont échappé plus de balles dans leur vie qu'ils n'en ont attrapé. Et c'est ça la vie! Si on ne veut pas échapper de balles, alors on ne devient rien. Un gros rien avec un gros cul bien imprimé dans un sofa.

J'ai des rêves, même s'ils sont parfois idiot (ok, 90% du temps), même s'ils ne mènent nul part. Le seul moyen de devenir quelque chose, c'est de faire quelque chose de sa peau. Sinon, on devient comme ces grandes personnes qui ne sont rien sinon leur travail, qui n'ont rien à raconter sinon leurs mésaventures de travail, leurs colègues qui leur tombe sur les nerfs, ceux avec qui ils vont prendre une bière. C'est vite arrivé ces choses. Je sais que plusieurs d'entre vous commencent déjà à ressembler à ces personnes ; les obligations, le manque de temps. On se dit: "aaah, j'ai toujours voulu apprendre ça, peut-être un jour!". Un autre principe qu'on apprend en jonglage: on apprend pas à jongler "un jour". On apprend maintenant. Maintenant, et à tous les jours. Pas demain. Demain, c'est toujours demain, on se dit toujours "aaaah, je le ferai à un moment donné, quand j'aurai l'temps, quand je me déciderai". Et bien je me suis décidé à apprendre l'accordéon. Je me disais "aaah, un jour!" ; Ce jour là, ça a été hier, et c'est aussi aujourd'hui, et c'est surtout aujourd'hui à tous les jours. Ce n'est pas demain.

Dans quelques années, dans le temps des fêtes, je rejoindrai mes amis, ma famille, mes proches. Nous nous raconterons nos histoires de vie, nos anecdotes de travail, parlerons du maudit boss chiant, et de l'autre tellement fou qui nous fait rire tout l'temps. Mais surtout, j'aurai mon accordéon, et tout ce beau monde là va pouvoir valser, mains dans les mains, les yeux dans les yeux, le sourire aux lèvres, la légèreté dans le coeur.

C'est ça, un rêve. C'est idiot. Ce n'est qu'une image, un moment précis, éphémère, tellement éphémère. Des centaines et des milliers d'heures pour y arriver. C'est idiot, un rêve. Ça ne vaut jamais la peine, un rêve. Il faut donner cent fois plus qu'on ne reçoit.


Dans quelques années, p't'être que vous valserez sur un petit air d'accordéon.



Ps: C'est un video sur youtube, pas moi :P

# Posté le lundi 08 décembre 2008 20:26

La théorie du Chat mort - (c) Alexandre Bergeron

La théorie du Chat mort  - (c) Alexandre Bergeron
Récemment, on m'a expliqué la théorie du Chat mort, que j'ai trouvé hilarante, et drôlement vraie. Ça ne sera pas bien long, vous allez voir.

Cette théorie concerne les ex (autant féminin que masculin). Après une rupture, il n'est pas rare que les deux individus, par manque affectif, sexuels, ou autre (ou encore par simple envie commune, sans que ce soit nécessairement un manque) en viennent à baiser ensemble. Idéalement, ce comportement devrait être proscrit, pour éviter de faire durer la souffrance (on dira ce qu'on voudra, qu'on est détaché et blablabla, mais y'en a toujours au moins un des deux qui est encore accroché...alors si c'est pas vous, faites-le pour l'autre).


En résumé, un ex, c'est comme un chat mort: tu peux toujours repasser dessus.

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 17:08

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 13:12

Souvenirs.

Souvenirs.
Le passé est une chose importante, oh, tellement importante. Je viens de me tapper un p'tit 3h de lectures de trucs que j'avais écris, des parcelles de journal, des textes, récits, des idées, réflexions, bref, des éléments de mon passé.

Plusieurs éléments étaient oubliés. Des sensations, impressions, mon vécu, mes idées...j'ai compris beaucoup, en peu de temps. Si vous avez des blogs, des écrits, des éléments de votre passé, gardez-les le plus possible. Avec le temps, on oublie, c'est inmanquable ; jetez pas ça.

C'était mon petit article de la journée.

# Posté le lundi 01 décembre 2008 20:01

Mort mort mort! Hihihi!

Mort mort mort! Hihihi!
L'esprit humain est toujours plein de surprises! C'est fou comme il peut réagir et s'adapter à toutes sortes de situations, peu importe l'individu. Voici un résumé de mon pattern:

Enfance: timide, émotionnel, dans ma bulle
Pré-adolescence: timide, toujours émotionnel, toujours dans ma bulle.
Adolescence: gêné, semi-émotionnel haineux, chocs émotionnels se cumulent ; idées sombres s'accumulent
Fin adolescence: Principalement rationnel, idées sombres diminuent, ouverture d'esprit
Adolescence terminée: Toujours rationnel, idées sombres disparuent, esprit analytique
Jeune adulte: Émotionnel ressurgit un peu, encore principalement rationnel, idées sombres en plans profonds. Esprit analytique toujours présent.
Maintenant: Émotionnel plus ou moins présent ; rationnel remis en doute ; idées sombres réelles, mais qui n'affectant pas ce que je suis. Esprit analytique en diminution ; également remis en doute.


Pour faire une histoire courte, j'étais un petit garçon introvertit, j'ai été blessé au point de vouloir mourir. J'ai bloqué tout ce que j'avais d'émotions car j'ai lié l'idée "émotion = douleur = danger de mort". Puis progression, apprentissage que les émotions peuvent être gérées sans danger de mort immédiat.

Le "hic" de l'histoire est qu'en ce moment, l'idée rationnelle mène elle aussi vers la mort ; ouch. Pourquoi? Le rationnel n'a pas d'espoir, le rationnel se base sur des faits, des réalités. La réalité, c'est qu'on va tous mourir. Et encore pire, c'est que notre sort ne s'améliorera jamais parce qu'on a pas à améliorer notre sort, c'est idiot. On ne sera jamais capable de l'apprécier anyway. On fait juste vouloir plus. Mais suis pas là pour faire ce procès. Le fait est qu'à travers l'histoire, tout ne mène à rien, c'est rationnel. Le rationnel ne rêve pas non plus ; il sait qu'il y a un potenciel de chances qu'un évènement se produise et ne se fera pas trop d'attentes de peur d'être déçu ; bref, il espère pas grand chose, et quand ça arrive, il s'y en attend. (Petite parenthèse ici pour dire que non, c'est pas juste ça. La démonstration est un extrème poussé à un extrème et que ça ne reflète en rien la réalité. Ce sont des suppositions, extrapolations, concepts non-vérifier qui s'appliquent seulement et uniquement à moi selon mes propres conclusions et propres réflexions. Ce que je décris est le cheminement de mes analyses sur moi-même. Fin de la petite parenthèse :D)

Bref, ce fatalisme mélangé à une haine envers l'immuabilité de l'être humain avait fondé, très loin en moi et à peine perceptible, un envie de mort que je camouflais par-dessus des principes et autres phrases clichées m'empêchant d'y penser. Mais au fil du temps, niant ce désir de mort, il a pu prendre de l'expension, jusqu'au point où je pu comprendre que si je continuais tel que je le voulais, la rationnalité aurait ma peau. Je ne deviendrais ni vieux ni radoteux, mais mort, sans même avoir vécu de détresse, sans même avoir vécu de sentiment négatif, sans avoir sombré dans une dépression. Je m'aurais juste tué, comme ça, parce que justement, je n'aurais eu ni détresse, ni dépression, ni joie ni peine, ni rien. Juste une fatalité que je n'aurais pas pu fuir, que j'aurais accepté telle qu'elle. (2e petite parenthèse: je ne suis pas en train de dire que je veux mourir ni que j'ai eu envie de mourir ; je dis que si j'avais continué à me rationnaliser, j'en serais venu à cet envie. Je vais très bien, ma vie va bien malgré quelques pépins (on en a tous!), ce n'est pas un appel au secours! Fin de la 2e petite parenthèse).

Cela m'a ramené à une réalité bien importante: si on ne vit pas ses émotions, ne serait-ce qu'une partie, ça devient très dur, surtout en poussant au maximum le concept de rationnalité (science et logique). La science et la logique vont très souvent à l'encontre des émotions, et cette dualité existe depuis très longtemps, et ce, dans toutes les tranches des sphères sociales et scientifique. L'émotion a cela de particulier: il se bat même lorsque tout est perdu. Et il a cela de particulier: merde, bien souvent, il réussit, même si tout était perdu. Preuve que le rationnel n'a pas toujours raison.

Encore une fois, tout est question d'équilibre. Homéostasie, comme on dit en bio (voir article plus loin intitulé: Homéostasie pour explications)

Conclusion de l'histoire: faut prendre ça léger. Trop d'émotion nous tue. Trop de rationnel nous tue. Trop d'équilibre nous tue. Bref, y'a pas grand chose qui nous tue pas =D


Sans blagues, si vous me voyez le moral à terre, faites-moi un calin et jasez avec moi. Très probable que vous me voyiez malheureux dans l'avenir. Et joyeux aussi, je parle d'un vrai joyeux! Pas parceque je ne l'étais pas. Juste parce que maintenant, j'comprends que c'est important de le vivre. Y'a des moments pour, des endroits pour, des situations pour vivre ses émotions. Je ne serai pas chiant avec ça, du moins, j'essayerai.

La morale de l'histoire: calinez-moi!

(ça explique ma fixation sur les lapins ces derniers temps (je parle plus que d'habitude))

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 20:52

Si...?

Si...?
Dans ma tête, ma vie est tracée, plus ou moins: je finis mes études dans 1 an et demi, et ensuite je vais voir ce que je fais. Aujourd'hui, un de mes bons camarade de classe, a coulé un examen, et doit reprendre 1 cours. Résultat: il va devoir passer 1 année complète de plus au cégep, car le cours est un pré-requis à nos stages.

Et si, moi aussi, j'échouais? L'idée ne m'était jamais réellement venue à l'esprit, car je n'ai jamais réellement pensé que je pourrais échouer, à moins de forcer pour. Néanmoins, je ne peux pas dire que j'excelle dans tous mes cours, par manque de temps et de motivation. Je sais quand même que je peux me reprendre, sans énormément de misère.

Je ne veux pas échouer. Mais je manque considérablement de motivation à continuer tout ça. Plus j'avance, plus j'ai l'impression qu'au final, ce que je fais n'influence pas suffisemment l'existence humaine. Comme si ce que je faisais n'avais aucun impact réel à la fin. Tout comme je sais que même si je devenais politicien, je penserais encore la même chose. Solution: avaler ma pillule. Elle goute la merde.

# Posté le mardi 11 novembre 2008 18:02