Je ne te l'ai jamais dit, mais nous sommes immortels.

Je ne te l'ai jamais dit, mais nous sommes immortels.
Tout ce que j'ai vécu ces derniers temps m'ont mené vers un point bien important, une personne que j'ai négligé tellement longtemps: Moi.

D'un égocentrisme sans précédant. D'un égoïsme démesuré. D'une prétention à l'état pur! Oui, Moi. Depuis tellement longtemps, j'ai appris à prendre soin de moi, à m'écouter, à bien me nourrir, dans un but: être présent pour les autres.

Or voilà, c'est pas très équilibré comme objectif. Vivre seulement et uniquement en fonction des autres, même dans son égoïsme (bien se nourrir pour ne pas être down et ne pas être une nuisance), c'est malsain comme objectif. J'ai tellement vécu de choses ces dernières semaines avant d'aboutir à cette conclusion, ça n'a pas été des temps faciles. J'arrive même pas à placer en mot toutes les bizarreries que mon Entier (je sais même plus comment nommé ce que je suis, ça devient grave =P ) a vécu ; j'ai du écouter un langage que je ne connaissais même pas. Laisser aller tout ça sans comprendre, juste en sachant que quelque chose en moi comprenait. Sérieux, ça s'approche du délire. Mais la conclusion est là, elle.

Le problème, c'est que je ne sais pas à quel degré je dois penser à moi, et à quel degré penser aux autres. Pour ça, je dois le vivre, l'expérimenter, expérimenter l'existence. Plusieurs risquent de s'en rendre compte. Cet article marque un point où je tourne, je crois. Ça semble arriver de plus en plus souvent. J'aime. Ça me persuade de continuer, et de m'approcher, toujours, de mon bonheur.


Comme l'archer, lorsque je rate ma cible, je ne blâme pas la cible. Je me regarde moi. Et j'essaie de m'adapter, de miser plus juste. Parfois je tire loin à côté. Parfois je m'approche.

Toujours plus juste, mais jamais parfait. Jamais.

# Posté le lundi 23 novembre 2009 22:23

Silence dans la salle.

Silence dans la salle.
Je suis quelqu'un de silencieux. Je sais prendre la parole, je raconte des histoires, je fais rire les gens, j'argumente...mais je parle peu de moi. Tsé, ce que je fais sur ce blog? Depuis quelques jours, j'en ai besoin. J'arrive pas à parler directement de mes problèmes aux gens. J'intellectualise en racontant quelque chose et au final, ce que je transmets est une idée sans la moindre émotion. Peut-être pour ça que je recherche le couple. Pour parler, ouvertement. Est-ce que le couple garanti ça? Je connais des couples qui ne parlent pas, ou peu. D'autres qui communiquent ouvertement. Et pourquoi est-ce que je ne le fais pas, avec la tonne de gens qui m'entoure?

J'ai cette crainte idiote que la personne devant moi a ses propres problèmes, ses propres soucis, et qu'elle n'a pas le temps de prendre en charge les miens. Les personnes qui Écoutent sont rares vous savez. Le problème est aussi la synchronisation entre les gens qui Écoutent et ceux à qui je veux parler. Là, on parle de coïncidences cosmiques. Alors quand je trouve enfin une personne qui sait Écouter, à qui je veux parler, je me dis: "merde, je l'apprécie tellement, elle Écoute tellement de gens, je ne veux pas l'emmerder avec mes problèmes!"

Une seconde main d'applaudissement pour moi!

Voici donc l'utilité de ce blog. Je parle. Et ceux qui lisent le font parce qu'ils le veulent bien. S'ils ne veulent pas m'entendre chialer, alors qu'ils aillent ailleurs, c'est ce que je me dis. Donc temporairement, ce blog philosophique et rempli de trucs intellectuels devient le champ de mine où je lance peu importe ce que j'ai le goût de lancer. C'est pas un appel à l'attention, c'est juste le besoin de lancer des trucs. Parfois des trucs qui viennent de loin, et qui doivent se rendre loin. Alors faut lancer fort, vous comprenez.

FOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORE!
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 18:18

Le temps d'une valse, peut-être

Je me considère un agent du changement.

J'adore le changement, et j'aime le provoquer dans ma vie. Et pourtant, lorsque vient le temps d'interagir avec les gens autour de moi, je suis sûrement la plus grande mauviette ; je fais tout pour plaire. Pour plaire? Non, pas exactement. Je fais tout pour ne pas déplaire. Je me suis demandé toute la journée pourquoi. Pourquoi est-ce que je recherche tant à ne pas déplaire? Pourquoi est-ce si difficile pour moi de considérer que, tout à fait normalement, quelqu'un quelque part peut ne pas m'aimer, pour d'excellentes raisons ou des raisons totalement stupides?

Je préfère fuir une situation désagréable pour quelqu'un d'autre que de lui imposer mon idée. Au lieu de bousculer un peu, je préfère laisser aller. Laisser libre la personne de sa propre psyché. Je n'ose pas bousculer. Moi, M. changement. Je laisse les gens dans leur confort ; j'pense j'ai fait fausse route quelque part.

Mon problème, c'est que j'ai plusieurs principes qui s'affrontent : je ne crois pas à la Vérité absolue. Je ne crois donc pas que j'ai nécessairement raison sur les autres ; donc je n'ai pas le droit de leur imposer une supposée vérité non-vérifiée. Ce principe là fait chier, parce qu'il écrase toute possibilité pour moi de transmettre ou étendre mes autres principes à part par l'argumentation. Ah! On a un point là! Pour me faire écouter, je dois plaire. Pour que mes idées puissent passer, je dois être un ami, quelqu'un de confiance, de proche. Alors je fais tout pour plaire, pour être correct, et réussir à franchir les barrières qui s'opposeraient normalement à moi. Ainsi, j'arrive à influencer, et persuader, parfois. Finalement, j'utilise une méthode "douce" pour quand même faire ce que je n'ose pas faire. Bel hypocrisie, Carl. Bravo.

Je me suis rendu compte que je me manipule. Ein? Comment veux-tu bien te manipuler toi-même? T'es pas vite merde, tu réussis à te passer un sapin? Et bah oui. Au lieu de m'écouter, je joue avec mes émotions ; je crée des illusions, des faux espoirs, je provoque des peines, des bonheurs, pour garder un équilibre chimique et continuer d'avancer au rythme qui me plais. Mais merde, je suis pas un robot, ou un esclave. Je peux jouer au soldat un temps, mais j'existe bordel. Je suis un gars, avec des besoins vitaux, des désirs, des envies, des rêves, des projets. Je ne suis pas un outil à accomplir des principes purement idéologiques ; je ne suis pas seulement un paquet d'idées. C'est quoi qui dit ça? Wow! C'était le temps que tu te réveilles Carl. Pas mal tout le monde a compris ça depuis un bout de temps.

"Wake up, Alice. You are late."

Foutu lapin blanc. Depuis le temps, il aurait pu me le dire avant. Mais non. Je devais m'en rendre compte par moi-même. Bin plus drôle comme ça, ein Carl? Maintenant, arrête de te plaindre, et va jouer de l'accordéon. Souviens-toi que c'est un de tes rêves stupides auquel tu tiens.


J'adore les rêves stupides. Ça fait de grandes choses.

# Posté le mercredi 18 novembre 2009 18:07

Être ce qu'on veut être

Aujourd'hui, je me suis réveillé encore endormi. J'ai passé ma matinée ainsi, jusqu'à mon après-midi. Pendant mon après-midi, je me suis senti réellement très bien. J'ai passé du temps à réfléchir à moi-même, à discuter avec ce que je suis.

Je commence à en avoir marre de fuir une partie de mon existence. Je sais qu'avant, j'étais incapable de le faire, au point où j'étais tourmenté jour après jour de devoir réfléchir sans arrêt, le sommeil étant ma seule et unique pause. J'aimerais être capable de déterminer ces moments de calme, ces moments d'arrêt, et ces autres moments de concentration. De ne pas être simplement la victime de mes états d'esprits.

J'avais besoin de m'exprimer. Je feel motton aujourd'hui. Ça passera, tsé.
Être ce qu'on veut être

# Posté le lundi 09 novembre 2009 19:52

Tiens, je suis vieux

Tiens, je suis vieux
Une chambre avec le planché couvert de vêtements, boites, coffres, babioles. On connait le portrait, c'est pas encourageant. Mon ménage a été fait, avec un beau total de 3 sacs de poubelles vert bien pleins! Ça fait du bien de faire de l'espace. Parmi ce fouillis, j'ai trouvé les lettres de plusieurs correspondances, du temps que je vivais à Québec, et je suis tombé sur une enveloppe de photos qui n'étaient pas les miennes.

J'y ai vu mes parents, lorsqu'ils avaient mon âge. En fait, à exactement mon âge (23 ans), mon père venait d'avoir son premier enfant, mon grand-frère. Deux ans plus tard, lorsque ma mère, elle, a eut mon âge, je venais au monde. Moi, Carl, j'ai présentement l'âge qu'avais ma mère au moment où je suis venu au monde. N'est-ce pas étrange? J'ai vu des photos de moi que je n'avais jamais vu avant ; sur la plupart, je suis timide, gêné. "J'ai vieillit!" Ça, y'a rien de plus certain. Personne ne rajeunit - Même si, à ma dernière fête, j'ai fêté mon rajeunissement, mon corps, lui, ne retourne pas en arrière -

A visionner ces photos, à voir ces images, le visage de mes parents, je me suis vu à leur place. J'ai ressentis une part de ce qu'ils ont vécu, le bonheur qu'ils ont vécu, tout comme les visages incertains qu'ils affichaient sur certaines photos. Imaginez ; la première fois que ma mère couche avec mon père, à 21 ans, elle en tombe enceinte, et sa mère l'oblige à se marier avant d'accoucher. On se croirait dans Séraphin ou Babine, un truc de nos arrières grands-parents. Et pourtant, ils sont encore ensembles, aujourd'hui, et ils s'aiment encore.

De mon côté, je suis en phase de questionnement ; je sais avoir parlé d'amour sur ce blog plus d'une fois. Cela fait un an que je suis "seul" et même si j'aime ma vie, même si je sais très bien que je n'ai pas le temps d'avoir une copine, mes sentiments, eux, ne sont pas de cet avis. Il est toujours possible de les faire taire un temps, sans problème ; mais justement, ça fait déjà un sacré temps que je leur demande d'être tranquille, dans leur coin, sans chialer. J'ai nourrit mon imaginaire d'espérance, de croyances, j'ai écrit ici que j'étais tombé amoureux, j'en ai parlé à des gens ; pour me convaincre qu'il y avait quelque chose. Mais à toutes ces fois, je savais plus que très bien l'impossibilité de ces liaisons. Ce n'était que mensonge servi à moi-même, pour que mes émotions retournent dormir hiberner encore un temps, jusqu'à leur prochain réveil.

Je ne veux pas les retourner s'endormir. J'aimerais être entier, Tête et Coeur, pas l'un ou l'autre. C'est tellement difficile de trouver la personne avec qui la Tête et le Coeur seront compatibles. Peut-être bientôt. Nourrissons l'Espoir, afin qu'il ne meurt pas de faim. Peut-être que je n'aurai plus besoin de le nourrir. Sinon bin, ça attendra! (Je déteste cette rationalité. Je sais très bien que je ne veux pas que ça attente. Mais ma Tête a appris à se protéger de mon Coeur! Il fait tellement des trucs stupides parfois. Et des trucs cool, aussi ^-^ )

# Posté le lundi 02 novembre 2009 17:57