Être ce qu'on veut être

Aujourd'hui, je me suis réveillé encore endormi. J'ai passé ma matinée ainsi, jusqu'à mon après-midi. Pendant mon après-midi, je me suis senti réellement très bien. J'ai passé du temps à réfléchir à moi-même, à discuter avec ce que je suis.

Je commence à en avoir marre de fuir une partie de mon existence. Je sais qu'avant, j'étais incapable de le faire, au point où j'étais tourmenté jour après jour de devoir réfléchir sans arrêt, le sommeil étant ma seule et unique pause. J'aimerais être capable de déterminer ces moments de calme, ces moments d'arrêt, et ces autres moments de concentration. De ne pas être simplement la victime de mes états d'esprits.

J'avais besoin de m'exprimer. Je feel motton aujourd'hui. Ça passera, tsé.
Être ce qu'on veut être
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 19:52

Tiens, je suis vieux

Tiens, je suis vieux
Une chambre avec le planché couvert de vêtements, boites, coffres, babioles. On connait le portrait, c'est pas encourageant. Mon ménage a été fait, avec un beau total de 3 sacs de poubelles vert bien pleins! Ça fait du bien de faire de l'espace. Parmi ce fouillis, j'ai trouvé les lettres de plusieurs correspondances, du temps que je vivais à Québec, et je suis tombé sur une enveloppe de photos qui n'étaient pas les miennes.

J'y ai vu mes parents, lorsqu'ils avaient mon âge. En fait, à exactement mon âge (23 ans), mon père venait d'avoir son premier enfant, mon grand-frère. Deux ans plus tard, lorsque ma mère, elle, a eut mon âge, je venais au monde. Moi, Carl, j'ai présentement l'âge qu'avais ma mère au moment où je suis venu au monde. N'est-ce pas étrange? J'ai vu des photos de moi que je n'avais jamais vu avant ; sur la plupart, je suis timide, gêné. "J'ai vieillit!" Ça, y'a rien de plus certain. Personne ne rajeunit - Même si, à ma dernière fête, j'ai fêté mon rajeunissement, mon corps, lui, ne retourne pas en arrière -

A visionner ces photos, à voir ces images, le visage de mes parents, je me suis vu à leur place. J'ai ressentis une part de ce qu'ils ont vécu, le bonheur qu'ils ont vécu, tout comme les visages incertains qu'ils affichaient sur certaines photos. Imaginez ; la première fois que ma mère couche avec mon père, à 21 ans, elle en tombe enceinte, et sa mère l'oblige à se marier avant d'accoucher. On se croirait dans Séraphin ou Babine, un truc de nos arrières grands-parents. Et pourtant, ils sont encore ensembles, aujourd'hui, et ils s'aiment encore.

De mon côté, je suis en phase de questionnement ; je sais avoir parlé d'amour sur ce blog plus d'une fois. Cela fait un an que je suis "seul" et même si j'aime ma vie, même si je sais très bien que je n'ai pas le temps d'avoir une copine, mes sentiments, eux, ne sont pas de cet avis. Il est toujours possible de les faire taire un temps, sans problème ; mais justement, ça fait déjà un sacré temps que je leur demande d'être tranquille, dans leur coin, sans chialer. J'ai nourrit mon imaginaire d'espérance, de croyances, j'ai écrit ici que j'étais tombé amoureux, j'en ai parlé à des gens ; pour me convaincre qu'il y avait quelque chose. Mais à toutes ces fois, je savais plus que très bien l'impossibilité de ces liaisons. Ce n'était que mensonge servi à moi-même, pour que mes émotions retournent dormir hiberner encore un temps, jusqu'à leur prochain réveil.

Je ne veux pas les retourner s'endormir. J'aimerais être entier, Tête et Coeur, pas l'un ou l'autre. C'est tellement difficile de trouver la personne avec qui la Tête et le Coeur seront compatibles. Peut-être bientôt. Nourrissons l'Espoir, afin qu'il ne meurt pas de faim. Peut-être que je n'aurai plus besoin de le nourrir. Sinon bin, ça attendra! (Je déteste cette rationalité. Je sais très bien que je ne veux pas que ça attente. Mais ma Tête a appris à se protéger de mon Coeur! Il fait tellement des trucs stupides parfois. Et des trucs cool, aussi ^-^ )

# Posté le lundi 02 novembre 2009 17:57

Se battre, survivre, mourir.

Se battre, survivre, mourir.
À plusieurs reprises, sur mon blog, j'ai parlé de mort, de vie, de suicide...vous savez, ces sujets qu'on préfère contourner? Il y a 3 semaines de ça, une connaissance que je n'avais pas vu depuis longtemps m'a confier qu'elle allait se suicider, et commettre un meurtre avant de le faire. Et elle me blaguait pas.

(Le dossier a été pris en charge par les gens qui devaient le faire. Il y a eu intervention)

Aujourd'hui, les gens ne meurent presque plus. Vaccins pour ci, vaccins pour ça, opération pour appendicite (merci en passant! - voir article sur mon appendicite), traitement de chimio...bref, la médecine est devenue drôlement efficace. En même temps, la société a monté d'un cran ; aide aux démunies, programme de protection des enfants, ordre civile...il est plutôt rare que deux personnes en viennent à se tuer, si l'on compare aux époques passées. Des guerres? Quelques milliers de morts tout au plus. Rien à voir avec les guerres que nous avons eu dans le passé. C'est du chamaillage.

Nous n'avons pas de dictateur par-dessus nous. Nous n'avons pas un homme à détester, un ennemi à vaincre, une proie à traquer. Nous n'avons nul opposant, nous ne pouvons pas frapper celui que l'on déteste sous peine de conséquences. Nous avons appris à ne plus se battre. À laisser aller. À être patient. Endurer. Accepter. Plier. Se soumettre.

Il reste malgré tout quelques combattants, des idéologistes *mot inventé* qui ne baissent pas les bras. Ils manifestent contre une idée, un ennemi, pour une cause. Ils se battent pour leurs idées. Et c'est ça, aujourd'hui, le combat qu'on a à livrer ; il faut oublier les lances et les épées, les fourches et les torches. Le Frankenstein d'autrefois est la malbouffe d'aujourd'hui. Le Dracula de l'époque est la corruption par l'argent. Nous ne pouvons pas brûler ces choses, nous ne pouvons pas les tuer ni les anéantir, car ils n'existent pas à proprement parler. Ces ennemis sont des concepts, des idées, et ils existent seulement à cet état. Et c'est par des concepts et des idées qu'aujourd'hui, nous avons peut-être à nous battre.


Le taux de suicide augmente au fur et à mesure que nos ennemis physiques disparaissent. Nos ennemis sont des ennemis immatériels, ils affectent notre psyché, pas notre corps. Le combat que nous devons livrer, c'est un combat d'esprit, un combat contre nous-mêmes, contre nos idées et celles des autres. Celui qui perd ce combat finit par mourir. L'horreur de la situation c'est qu'il meurt de sa propre main, de sa propre volonté.


On m'a suggéré qu'il s'agissait de la nouvelle sélection naturelle. L'est-ce?

# Posté le lundi 19 octobre 2009 12:40

Donner du récit

Donner du récit
"Il faut donner du récit. Pour transmettre la science, il faut une histoire derrière". J'ai lu ça dernièrement, dans une revue de science. Intéressant, j'ai trouvé.

C'est, après tout, la raison pour laquelle je m'intéresse à la science: j'aime l'histoire, les pourquoi, les comment. "Comment est-ce que Mr. Électron est-il arrivé à faire exploser une ville complète?" Et on commence son histoire, sa naissance, comment il a grandit, comment il est arrivé à maturité jusqu'au point où, chargé d'énergie, il a foncé au milieu d'autres congénères, pour provoquer une réaction en chaine, tel une épidémie de Zombies. C'est ça, la science. L'art du récit. S'il n'y a pas de récit, il n'y a pas d'intérêt.

À quoi peut bien servir, à vous et à moi, de savoir qu'il y a, quelque part dans le monde, une tique qui se reproduit en perçant littéralement la chair de la femelle se son pénis, pour lui venir directement dans l'abdomen, et que chaque nouvelle tique qui "fourre" la femelle forme une cicatrice devenant à nouveau un mini-vagin? À part trouver ça bien drôle et peut-être dégueulasse, c'est le genre d'information qu'on va avoir tendance à oublier, À MOINS que, quelque part, l'histoire de la reproduction à travers les différentes espèces vous intéresse. À moins de vouloir connaitre l'histoire d'autres bestioles. À ce moment, si je fais un récit de la reproduction en partant des premières cellules et suivant son évolution, il y a déjà plus de chance qu'il y aie un intérêt, que l'information soit retenue.

J'ai toujours aimé le récit, l'histoire. Mais je pensais qu'elle éloignait de la vérité, du savoir, du concret, en nous perdant dans des détails inutiles. Mais non! Le récit est tout l'intérêt de la connaissance. Sans récit, il n'y a rien à savoir.

Alors, bientôt les histoires...
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 17:04

Sur le fil

Sur le fil
Le bonheur, je crois, est d'essayer de sauter sur une corde, au-dessus du vide. On croit l'atteindre, et on tombe. On essaie d'y aller lentement, puis on tombe.

Je crois qu'il y a des gens qui, fondamentalement, ne seront jamais heureux. Le bonheur, pour une raison de structure primaire que j'ignore le fonctionnement, ne leur est tout simplement pas accessible. Incapable de saisir ce qu'est l'état d'esprit du bonheur, ils chercheront quelque chose de près, de similaire: le plaisir. Ils fuient la pesanteur de leur existence. Je les comprends. Je ne vivrais pas une vie de poids morts à trainer.

En ce moment, je tiens sur le fil du bonheur. L'accomplissement de tellement de choses fait en sorte que, peut-être jusqu'à ce que je me réveille demain matin, je vais bien, terriblement bien. Je suis heureux, mais encore plus que heureux. C'est une sérénité, une joie du simple instant. Combien de fois dans une vie on a la chance d'atteindre un moment pareil? Je ne sais pas. Sa rareté fait toute sa valeur.

Que dire de plus? C'est difficile de parler de sa joie sans en diminuer l'intensité.

Est-ce que parler de quelque chose en diminue nécessairement l'intensité? Est-ce pour cela qu'on veut témoigner de nos malheurs? Tiens...analyse à faire. Je le ferai plus tard. Je préfère prendre le temps de vivre ce moment.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 23:46