D'un égocentrisme sans précédant. D'un égoïsme démesuré. D'une prétention à l'état pur! Oui, Moi. Depuis tellement longtemps, j'ai appris à prendre soin de moi, à m'écouter, à bien me nourrir, dans un but: être présent pour les autres.
Or voilà, c'est pas très équilibré comme objectif. Vivre seulement et uniquement en fonction des autres, même dans son égoïsme (bien se nourrir pour ne pas être down et ne pas être une nuisance), c'est malsain comme objectif. J'ai tellement vécu de choses ces dernières semaines avant d'aboutir à cette conclusion, ça n'a pas été des temps faciles. J'arrive même pas à placer en mot toutes les bizarreries que mon Entier (je sais même plus comment nommé ce que je suis, ça devient grave =P ) a vécu ; j'ai du écouter un langage que je ne connaissais même pas. Laisser aller tout ça sans comprendre, juste en sachant que quelque chose en moi comprenait. Sérieux, ça s'approche du délire. Mais la conclusion est là, elle.
Le problème, c'est que je ne sais pas à quel degré je dois penser à moi, et à quel degré penser aux autres. Pour ça, je dois le vivre, l'expérimenter, expérimenter l'existence. Plusieurs risquent de s'en rendre compte. Cet article marque un point où je tourne, je crois. Ça semble arriver de plus en plus souvent. J'aime. Ça me persuade de continuer, et de m'approcher, toujours, de mon bonheur.
Comme l'archer, lorsque je rate ma cible, je ne blâme pas la cible. Je me regarde moi. Et j'essaie de m'adapter, de miser plus juste. Parfois je tire loin à côté. Parfois je m'approche.
Toujours plus juste, mais jamais parfait. Jamais.

